28eBCA
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le combat de la ROUGEMARE

récit de cette journée

En septembre 1914, après la victoire de la Marne le commandement allemand décida  de tenter un effort pour entraver le ravitaillement  d'une partie de nos armées, en détruisant les ponts principaux de quelques grandes lignes de chemin de fer. Dans la nuit du 15 septembre 1914, huit autos quittaient les lignes allemandes direction  et objectifs  déterminés, un de ces groupe  avait  pour mission principale de  détruire  les ponts métalliques de Oissel qui supportent  la voie ferrée Paris  Rouen Le  Havre qui assurait  le ravitaillement des armées françaises et anglaises.Après avoir  traversé tout  le département de l'OISE sans encombre ce groupe  décida  de s'arrêter  dans la forêt de Lyons, au triage de la Fieffe, hameau des Flaments territoire de Neufmarché a proximité du hameau  de la Rougemare;  certains villageois de l'Oise, a la vue de ces voitures acclamaient a leur passage pensant avoir  vu nos alliés anglais

Mais madame veuve Delacour( née Octavie Gosse 56 ans qui avait connu la guerre de1870 ; alors qu'elle  partait de bon matin de son petit hameau du  Bord-du-Bois  pour se rendre près de Gournay, à , Ferrieres  distant d'une  douzaine de kms  Pour écourter son chemin  elle allait faire en sens inverse le chemin que les  deux voitures allemandes avaient fait ;elle s'engagea  dans le triage de la Fieffe.Madame Delacour fut intrigué d'apercevoir en bordure du chemin,un rideau de verdure fraichement coupée  en arrivant à 40 mètres de l'excavation,quelle ne fut pas sa surprise de voir un soldat  en uniforme, surgir brusquement de derrière un arbre, la prendre par le bras en lui faisant signe de se taire. Au mème moment un autre soldat  sortait  de la fosse et échangeait quelques  mots avec le premier, celui -ci  fixant bien madame Delacour dans les yeux lui faisait signe de se taire  ,et comprendre quelle pouvait partir,  celle- ci  tremblante de frayeur,se dirigea vers le chemin vicinal et aperçu des sentinelles placées  en bordure de voie  En hâte  elle se dirigea vers Neufmarché  ou elle alla voir monsieur le Maire et lui conta ce quelle venait de voir ,le maire  ne croyant pas trop à son histoire, envoya son garde-champêtre qui ,revint en disant qu'il n'avait rien vu. Madame  Delacour qui avait bien reconnu les uniformes allemands de 1870 alla faire son récit à la gendarmerie de Gournay  ou le  Maréchal  des logis chef Crosnier la reçut   A cette  époque   beaucoup voyaient  des espions et  on entendait  pas mal de rumeurs  .Le chef CROSNIER  incrédule après le départ de madame  DELACOUR décidait de s i'nquérir sur place car  l'assurance de la brave femme l'intrigua

A midi le chef CROSNIER  téléphonait à son collègue de Mainneville et lui donnait rendez-vous pour   14 h près de la Rougemare puis demanda au garage Caria une voiture et un chauffeur , le jeune Robert Allée fut aussitôt mis à sa disposition                                                  

Le maréchal des logis était armé de son révolver d'ordonnance,les gendarmes Praêt et Lebas ainsi que le garde civil étaient armés de carabines de cavalerie les civils Allée et Blacher étaient sans    arme.  Vers 14 h l'expédition se mit en route après s'être arrêtée à Neufmarché  pour demander ,mais en vain des renseignements complémentaires ;gravissait  la côte des Flaments Les gendarmes de Mainneville n'étaient pas au rendez-vous, mais un groupe de personnes indiquait la direction ou se trouvait les allemands .Le maréchal des logis et ses hommes se précipitaient sous bois;Ils avaient à peine fait quelques pas qu'a 100 mètres, ils apercevaient une sentinelle allemande se repliant en se dissimulant d'arbres en arbres ,ils se lancèrent à sa poursuite, parcoururent 200 mètres environ au pas de course mais là ils furent accueillis par une violente fusillade; Le premier gendarme Praêt tombait au pied de l'arbre derrière lequel il tirait : la sentinelle allemande  s'écroulait presque aussitôt (probablement sous le tir du garde civil  Noiret ) et à quelques secondes d'intervalle le maréchal des logis et le gendarme Lebas tombaient face avant. Ayant vu ses camarades écroulés à ses coté monsieur Noiret qui avait sa carabine enrayée se repliait rapidement en crochets et rejoignait raidement l'auto auprès de laquelle  le conducteur Allée attendait; tous deux partent immédiatement  dans la direction de Mainneville à la recherche des gendarmes de cette brigade qui auraient dû être  au rendez- vous . Le jeune Fernand  Blacher , qui lui aussi était entré sous  bois ( il n'était pas armé ) fut blessé par une  balle; il eut le courage et la force de se trainer  jusque' une maison du hameau , il décéda  dans la soirée  ; le drame avait duré 3 minutes     A peine le chauffeur et le garde civil  avaient-ils fait quelques centaines de mètres qu'ils rencontrèrent les gendarmes de Mainneville qui arrivaient a pied , ils avaient entendu la fusillade et venaient en renfort ,mais au récit du drame il fut jugé prudent de se replier et d'attendre des instructions  Les allemands décidèrent de fuir avant l'arrivée des renforts   Rapidement ils mettaient leurs voitures en marche abandonnaient le cadavre de la sentinelle prirent la direction de Mainneville et à Heudicourt ils s'arrêtèrent  pour demander leur route, ils furent pris pour des anglais puis traversaient Etrépagny en plein marché ,depuis ce moment leurs traces se  perdent  et ils ne réapparaitront que dans la soirée sur les bords de la seine entre Pont de l'Arche et Oissel  ils  tentèrent à plusieurs reprises  de forcer les barrages menant aux ponts  ,mais ils eurent plusieurs blessés dont le chef de l'expédition qui décida de se rendre

photos de la cérémonie du centenaire

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TOUT LE RECIT DE CE COMBAT

LES COMBATS DE LA ROUGEMARRE       

Le combat de la Rougemare et des Flamants est un raid commando allemand, du début de la premire guerre mondiale, envoyé pour faire sauter le viaduc ferroviaire d' Oissel. Les combats ont eu lieu sur les communes de Mainneville dans l'Eure, de Neuf -Marché, Tourville-la Rivière et Sotteville-sous-Val en Seine-inférieure   
Ce groupe de sapeurs allemands, montés sur des automobiles, fut employé de manière non conventionnelle et en dehors des tactiques militaires habituelles pour l'époque, malgré une inspiration directe de ce qui se fit durant les guerres récentes précédentes, avaient pour but de mener des opérations de sabotage.
Ce combat est connu également plus particulièrement sous le nom de combat de la Rougemare, ou de la Rouge-Mare et parfois sous le nom de combat des Flamants voire sous le nom de fusillade de Martagny-Neufmarché et il est également appelé raid allemand sur la Seine

Contexte historique

Après la victoire de la Marne, les troupes franco-britanniques ne réussissent pas à enfoncer le front  allemand et cette partie du front se stabilise, les troupes s'enterrent dans des tranchées. Chaque camp cherche alors à envelopper l’adverse par l’Ouest, c’est la course à la mer.
Profitant de la discontinuité des lignes de défense franco-britanniques, le commandement allemand décide d'envoyer des expéditions militaires motorisées dans le Nord-Ouest de la France afin de couper les voies de communications pour ralentir, voire paralyser, l'envoi des renforts franco-britanniques et les empêcher de menacer leur flanc droit.
Le 8 septembre 1914  , le commandement allemand envoie un groupe sur automobile à Méru qui détériore la voie de chemin de fer Paris-Beauvais et un autre entre  Us et Marines qui endommage la ligne Paris-Gisors

Le 11 septembre , un commando allemand, que la population prend pour des Anglais, fait sauter le pont de chemin de fer de Canaples, au Nord d'Amiens.

Le raid

Des débuts prometteurs d'une mission secrète

Encouragé par les précédents succès, le commandement allemand monte, le 13 septembre 1914, un nouveau raid avec trois véhicules montés par un groupe du Pionier-Régiment Nr 18 Sarrois commandés par le capitaine Walther Tilling et chargé de 500 kg d'explosifs.

Partant, le 13 septembre, de Leuilly-sous_Courcy à bord de trois voitures et d'un camion, le groupe se dirige vers les lignes françaises en roulant de nuit. La colonne essuie des coups de feu près de Mareuil-la-Motte puis près de Lassigny. Déviant sa route vers le Nord à Margny-sur-Matz , elle passe à Candor ,Avricourt ,Margny-aux Cerises où elle se trouve au milieu des troupes de cavalerie françaises. Après avoir perdu une automobile Adler, le commando se faisant passer pour des Anglais, arrive à Mondidier où il écrase une sentinelle française qui leur avait intimé l'ordre de s'arrêter. Après s'être caché la journée dans le bois de Mont au sud-ouest de Saint-Just-en-Chaussée, le commando repart en soirée du 15 septembre et traversant Bresles ,Fouquerolles, Tillé,Troissereux,Savignies .

Une partie du commando arrêté

Un autre véhicule tombe en panne au hameau du Vivier-Danger à Ons-enBray. Le véhicule est abandonné sur place avec une dizaine d'hommes, qui doivent se débrouiller pour regagner leurs lignes par leurs propres moyens, tandis que le convoi continue sa route par Saint-Germer-de-Fly  et Neuf-Marché où il est contraint de s'arrêter dans la forêt aux Flamants en raison d'une panne de l'un des deux véhicules restants.
Le véhicule abandonné était une Adler de 35 chevaux, qui fut remorquée jusqu'à Gournay-en-Bray le 16 septembre. Les dix Allemands sont capturés au hameau du Mont-Bénard sur la commune de Savignies Interrogés, ils se disent perdus et abandonnés par leurs chefs.

Adler 1909

Octavie Delacour donne l'alerte

Le 16 septembre 1914, vers 8h30 du matin, Octavie Delacour, âgée de 56 ans, quitte sa demeure du hameau du Bord du Bois sur la commune de Martagny  et s'engage sur le chemin d'exploitation forestier afin de rejoindre Ferriéres-en-Bray . Après avoir parcouru environ 1 kilomètre, un soldat vêtu d'un uniforme gris cendré sort brusquement, tenant une baîonnette à la main, et lui fait signe de s'arrêter. Après discussion entre la sentinelle et le capitaine Tilling, ce dernier permet à Octavie de repartir, mais celle-ci a reconnu les casques et la langue. Sortant de la forêt à hauteur de la ferme de la Fieffé, elle aperçoit deux autres sentinelles cachées dans les taillis et se dirige sur Neuf-Maeché .

Arrivée à Neuf-Marché, elle avertit le maire que les Prussiens sont dans le bois. Le maire envoie le gardr-champêtre aux renseignements. Celui-ci revint sans avoir rien vu... il n'avait pas été au bon endroit.
Continuant son chemin, Octavie Delacour s'arrête à la 3e légion de gendarmerie de Gournay-en-Bray, à midi, où elle s'attache à démontrer que c'étaient des Prussiens, et non des Anglais qui étaient dans la forêt et qui faisaient le guet, que c'étaient ces mêmes soldats qui avaient occupé la région durant la guerre 1870 alors qu'elle avait une douzaine d'années. Elle ne réussit pas à convaincre totalement le commandant de la brigade, le maréchal des logis Jules Crosnier, mais celui-ci, soucieux du devoir, décida d'aller voir sur place en donnant rendez-vous à la brigade de Mainneville, située dans le département de l'Eure, afin de pouvoir cerner le lieu où l'on avait aperçu ces militaires.

Les gendarmes en action

Après avoir réquisitionné une automobile, le maréchal des logis Jules Crosnier (47 ans), les gendarmes Eugène Praets (61 ans) et Eugène Lebas (43 ans), tous trois armés de révolvers  et de carabines, partent accompagnés d'Edmond Noiret, instituteur-adjoint et garde-civil, Fernand Blacher, qui connaissait bien la région, et René Allée, chauffeur du véhicule, ces 2 derniers étant sans armes, arrivent à la lisière de la forêt à 14 h 25, aperçoivent une sentinelle allemande cachée derrière un arbre et sont accueillis quelques instants plus tard par un feu nourri de mousqueterie. Les trois gendarmes sont tués sur le coup et Fernand Blacher est mortellement blessé. Edmond Noiret regagne précipitamment l'auto où attendait le chauffeur, René Allée, et ils se dirigent vers Maineville où ils rencontrent, 200 mètres plus bas les gendarmes de cette commune qui avaient entendu la fusillade et arrivaient à vélo. Le brigadier avertit les brigades des Andelys et d' Etrépagny qui arrivèrent sur place rapidement, en automobile, avec le sous-préfet des Andelys.

Après la fusillade, le commando allemand repart immédiatement, laissant un mort sur place, en direction d 'Etrépagny  en demandant leur chemin, en passant par Mainneviulle  et Heudicourt , et à chaque fois les Normands les prennent pour des Britanniques, malgré la marque des véhicules et les plaques minéralogiques allemandes. Au Thil , un des véhicules tombe en panne et les paysans du coin offrent leur aide aux Anglais… qui leur répondent en anglais et en mauvais français. La réparation terminée et après avoir serré les mains des paysans français, ils repartent par Ecouis , Fleury-sur-Andelle , la vallée de l'Andelle,La Neuville-chant-d'Oissel , arrivent à Pitres  et vont se cacher dans la forêt de Boos .

La lente réaction des autorités françaises

Pendant ce temps, les autorités françaises ont réagi, lentement. En milieu de soirée, vers 20 h 30, les gendarmeries et les postes de garde-voies et communications (GVC) de l'infanterie territoriale et la garde civile de la région sont mis en alerte. La dépêche indique que 2 automobiles, la première une forte limousine  et la seconde un camion, montés par des Allemands revêtus d'uniformes français étaient en circulation dans la région de Gournay-en Bray, que 3 gendarmes avaient été tués et que les véhicules devaient se diriger vers Ecouis  ou Etrépagny . Toutefois, les descriptions restent vagues.

Le chef de poste GVC du groupe no 5 de la gare d'oissel , le sergent Alphonse Leroy, accompagné du caporal Morancé, se rendit au poste no 4 à Tourville-la-Rivière  et au poste no 3 à Sotteville-sous-le-Val   pour avertir les chefs de poste qu'ils avaient été destinataires de la dépêche par la gendarmerie d' Oissel . Vers 22h30, les 2 hommes revenant à leur poste par le pont d'Oissel aperçurent descendant la côte des Authieux   et se dirigeant dans leur direction, une lumière vive qui paraissait être celle d'une automobile ainsi qu'une lumière à éclipse plus faible qui suivait derrière. Le sergent Alphonse Leroy revint sur ses pas, s'arrêta au poste des garde-voies de l' ile-aux-boeufs , prit un fusil et partit avec 3 GVC armés.
Durant ce temps, les garde-voies du poste no 4 à Tourville-la-Rivière avaient également aperçu ces lumières. Une première auto passa devant eux pleins gaz, suivie d'une seconde moins bien éclairée. Les sentinelles de Tourville tirèrent mais les véhicules continuèrent, tous feux éteints, en direction d'Oissel. Les véhicules changèrent alors de direction et se dirigèrent par Port d'Oissel vers Saint-Aubin-les-Elbeuf  en suivant la route qui longe la Seine  et passe à Cléon . Arrivés au lieu-dit Bédanne, les véhicules rallumèrent leurs phares et lanternes.

Pendant ce temps, le sergent Leroy, accompagné du sergent Arvieux chef du poste no 4 à Tourville-la-Rivière  et de 3 hommes, décida de se porter sur l'autre route de la boucle de la Seine, au Val-Renoux sur la commune de Sotteville-sous-le-Val  , bientôt rejoint par le sergent Soulais chef du poste no 3 à Sotteville-sous-le-Val. Les 6 hommes restèrent ainsi en embuscade et ayant aperçu des lumières dans la direction de Freneuse , 2 hommes partent en reconnaissance.
Vers 1 heure du matin, le 17 septembre, les deux lumières, une éclatante et l'autre faible se distinguent parfaitement de loin aux garde-voies. Les autos arrivent rapidement et, malgré les sommations, elles continuent leur chemin sous les tirs des deux garde-voies. D'autres coups de feu sont tirés par deux autres garde-voies et les véhicules passent encore une fois. Toutefois, la limousine emportée par sa vitesse, manque le virage, quitte la route, écorne la seconde pile du pont de chemin de fer Paris-Rouen et s'enlise à une trentaine de mètres de la route. La deuxième voiture passe sans encombre et disparaît.

L'arrestation du commando

Les GVC progressent alors, en se cachant afin de ne pas être fusillés comme les gendarmes de Gournay, en direction de la voiture immobilisée. Une voix crie en français Officier allemand blessé... se rend... prisonniers.... Attendant des renforts, ce sont une vingtaine de garde-voies qui s'approchent, puis foncent baïonnette au canon à la voiture. Les 5 hommes et le capitaine Walther Tilling, blessé au bras et à la cuisse, sortent de la voiture sans résistance et sont amenés à la gare d'Oissel avant d'être transférés à Rouen .

Pendant ce temps, le second véhicule avait stoppé un kilomètre plus loin, sur la route d'Igoville . Le camion découvert par les garde-voies contenait un blessé et des caisses contenant plusieurs centaines de kilos d'explosifs, des piles, du cordon Bickford , des fils électriques... de quoi faire sauter plusieurs ponts. Les Allemands valides s'étaient enfuis. Dès le petit jour, des patrouilles de garde-voies et de gendarmes, à pied, à cheval et en voitures furent envoyés dans tout le secteur et au-delà. Le sous-officier   qui conduisait le camion fut découvert dans une propriété de Tourville-la-Rivière. Les gendarmes craignant pour leur vie, tirèrent et le blessèrent sérieusement. Dans la nuit du 21 au 22 septembre, deux soldats allemands, mourant de faim, qui avaient abandonné le camion se rendirent au poste de la garde-civile à Saint-Aubin-les-Elbeuf  et furent ensuite envoyés à Rouen.

Le commando fut interrogé en présence d'un interprète du 74 e RI . N'ayant pas revêtu d'uniformes français, ils furent considérés, après enquête, comme prisonniers de guerre

Ce n'est qu'à partir de 1924 que les relations entre le véhicule abandonné au hameau du Vivier-Danger à Ons-en-Bray , la capture d'Allemands au Mont-Bénard sur la commune de Savignies  et la fusillade de Martagny-Neufmarché furent faites et confirmées en septembre 1934 par le général de Cugnac.

Le combat de la Rougemare et des Flamants est un raid commando  allemand, du début de la Première Guerre mondiale , envoyé pour faire sauter le viaduc ferroviaire d'Oissel , Les combats ont eu lieu sur les communes de Mainneville   dans l 'Eure, de Neuf-Marché  ,Tourville-la-Rivière  et Sotteville-sous-le-Val  en Seine-inférieure ( actuellement Seine-Maritime ) Ce groupe de sapeurs allemands, montés sur des automobiles, fut employé de manière non conventionnelle et en dehors des tactiques militaires habituelles pour l'époque, malgré une inspiration directe de ce qui se fit durant les guerres récentes précédentes, avaient pour but de mener des opérations de sabotage.
Ce combat est connu également plus particulièrement sous le nom de combat de la Rougemare, ou de la Rouge-Mare et parfois sous le nom de combat des Flamants voire sous le nom de fusillade de Martagny-Neufmarché et il est également appelé raid allemand sur la Seine

BIOGRAPHIE

Octavie DelacourEn 1914, veuve d'un bûcheron, elle est nourrice à l'Assistance Publique. Après la guerre, elle reçoit une lettre de félicitation puis on lui attribue un bureau de tabac en remerciement des services rendus en 1914 lors des événements de la Rougemare et des Flamants15. Elle décède dans sa demeure du Bord du Bois à Martagny le 20 mars 1937 à 79   ans                                                                                              Le chef  Crosnier Âgé de 47 ans, il est rappelé au service au début de la guerre à la 3e légion de gendarmerie en tant que maréchal des logis-chef territorial, commandant de la brigade de gendarmerie de Gournay-en-Bray. Il est tué lors du combat. Il est déclaré Mort pour la France, cité à l'ordre de l'armée et reçoit la croix de guerre avec étoile de vermeil et la Légion d'honneur à titre posthume                                                   Eugène Lebas  Âgé de 43 ans, il est affecté en tant que gendarme réserviste à la 3e légion de gendarmerie en poste à la brigade de Gournay-en-Bray. Arrivé depuis 10 jours, il faisait sa première sortie. Il est tué lors du combat. Il est déclaré Mort pour la France et reçoit la médaille militaire                                                                                                                                                                                                          ,Eugène Praets Âgé de 61 ans mais soucieux de servir son pays, il avait contracté un engagement pour la durée de la guerre. Il est tué lors du combat. Il est déclaré Mort pour la France et reçoit la médaille militaire                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Les 3 gendarmes furent cités à l'ordre de la gendarmerie : « Tués sur le champ de bataille à Neufmarché (Seine-Inférieure) le 16 septembre 1914 ; n'ont pas hésité à se porter à la recherche d'Allemands qui leur avaient été signalés dans la forêt de Lyons (Eure) et sont tombés mortellement frappés par les balles ennemies, après avoir ouvert le feu sur une sentinelle prussienne qu'ils ont tuée. Serviteurs modèles lorsqu'ils appartenaient à l'armée active, ils sont restés les mêmes lorsque le Pays a eu besoin de tous ses enfants ».                                                                                                                                                                          Adrien Fernand Blacher Né le 11 juillet 1889 à Vincennes . Blessé mortellement à l'estomac et au foie, Fernand Blacher fut transporté en voiture jusqu'à Gournay où il expira ce 16 septembre à 23 h 30. Il est inscrit, comme les 3 gendarmes, sur le monument aux morts de Gournay-en-Bray.
Alphonse Leroy Né le 14 mai 1875 à Léry, le sergent Alphonse Leroy, chef de poste du groupe no 5 de garde-voies et communications (GVC) du 22e régiment d'infanterie territoriale, sera promu adjudant                       ,   
Walther Tiling   capitaine du commando allemand

Né en 1874 à Pominwesch, canton de Kowno, Walther Tilling est sous-lieutenant en 1896 et est affecté, de 1900 à 1902, au 15e bataillon de pionniers de Strasbourg  puis de 1903 à 1905 à Cuxhaven, de 1905 à 1908 dans la concession allemande de Tsingtao en Chine. Nommé lieutenant, il rejoint le 15e bataillon de pionniers ) alsaciens de Strasbourg. Devenu capitaine en 1912, il intègre l'école militaire de Neiße avant d'être affecté au 18e bataillon de pionniers en mai 1914. Blessé au bras et à la cuisse et fait prisonnier, il sera interrogé, restera interné 2 ans à Rouen puis sera libéré le 14 octobre 1916. En 1926, il est promu commandant et émigre au Brésil où il meurt, à Pernambouc, en 1932.
Lieu de mémoire
Le 29 septembre 1929, le général Mariaux inaugure un monument commémoratif dû à Robert Delandre, situé sur le territoire de la commune de Neuf-Marché.

 

Date de dernière mise à jour : 28/08/2023

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